Sous l’impulsion d’une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, une pĂ©tition rĂ©servĂ©e aux salarié·es et ex-salarié·es de l’entreprise a Ă©tĂ© lancĂ©e le 6 mai pour demander la rĂ©intĂ©gration de notre collègue. En seulement une semaine, 110 personnes l’ont dĂ©jĂ signĂ©e (dont une trentaines d’ancien.nes collègues) !
Si ce n’est pas encore fait, nous vous invitons à la signer* et à en parler autour de vous dans l’entreprise. Chaque signature compte : elle renforce notre position collective dans l’entreprise et soutient concrètement les démarches juridiques que notre collègue s’apprête à engager pour contester son licenciement.
* Nom et prénom sont demandés pour signer la pétition afin de garantir l’unicité des signatures mais l’identité des signataires restera confidentielle : seul le nombre total de signataires sera évoqué en public et transmis à la direction.
Une mise à l’écart brutale qui confirme la violence de la procédure
Alors qu’elle n’a reçu que vendredi 09/05 sa lettre officielle dĂ©taillant les motifs dĂ©finitifs de son licenciement, indispensable pour prĂ©parer sa dĂ©fense, notre collègue a dĂ©couvert mardi 06/05, pendant qu’elle Ă©tait Ă son poste, que tous ses accès avaient Ă©tĂ© coupĂ©s sans avertissement. Seul un mail du DRH, envoyĂ© le lundi 05/05 Ă 17h, l’informait que le courrier avait Ă©tĂ© expĂ©diĂ©. Son badge a Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©, elle n’a plus accès Ă son compte informatique ni Ă sa boĂ®te mail, ce qui fait Ă©galement obstacle Ă la prĂ©paration de sa dĂ©fense, et son nom a Ă©tĂ© retirĂ© de l’annuaire de l’entreprise … Aujourd’hui, son bureau est vide.
Rappel des faits
Le mercredi 16 avril, notre collègue, salariée de l’unité SAM chez Magellium-Artal, a été convoquée par le directeur des ressources humaines, sans aucune explication, à un entretien préalable au licenciement fixé au 24/04. Ce, sans aucun signe ou avertissement préalable de la part de son directeur d’unité.
Notre collègue a donc continué à travailler sans savoir ce qui lui était reproché ; l’incertitude, l’incompréhension et l’angoisse ont duré près de trois semaines, jusqu’à ce que la direction annonce ce lundi 05/05 soir son intention d’aller au bout de son projet de licenciement.
Une accusation infondée comme prétexte de licenciement
Lors de l’entretien auquel elle s’est rendue accompagnĂ©e de la dĂ©lĂ©guĂ©e syndicale CGT, la direction a annoncĂ© envisager de la licencier pour “insuffisance professionnelle”, en raison d’un prĂ©tendu « manque de productivité », sans fournir aucun Ă©lĂ©ment tangible :Â
- Aucun fait concret ni élément objectif n’a été présenté
- Ses deux entretiens annuels sont tous deux positifs, le dernier datant de février 2025
- Elle dispose de plusieurs retours positifs de managers et de clients depuis son arrivée dans l’entreprise, il y a deux ans et demi. De plus, le caractère exceptionnel de cette procédure, sans aucune tentative préalable d’améliorer la situation, n’est en aucun cas une politique satisfaisante de résolution des problèmes et pose question quant aux véritables motivations derrière celle-ci.
Une troisième collègue de SIG Toulouse visée par une sanction depuis la plainte collective de 16 salarié·es en 2024
Au cours de ce même entretien, le DRH a utilisé dans ses arguments une copie du témoignage (pourtant confidentiel) que notre collègue avait remis dans le cadre de l’enquête interne pour suspicion de harcèlement moral au sein de la BU SIG, où elle s’exprimait en tant que victime présumée.
Ce procédé contribue à un climat de pression et de dissuasion envers celles et ceux qui prennent la parole pour signaler des situations problématiques.
Alors que la moitié de l’équipe a depuis quitté l’entreprise, c’est la troisième personne issue de ce collectif à être menacée :
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- Un premier collègue a été licencié dès le démarrage de l’enquête pour des faits connus de longue date,
- Un second, avait également été visé, mais a pu éviter la sanction grâce à une mobilisation collective des salarié.e.s.
- Aujourd’hui, notre collègue, dont l’appartenance syndicale est connue de la direction*, est licenciée sans cause réelle et sérieuse.
 * La salariée visée avait adressé par mail le 21 janvier 2025 à son chef d’unité et au DRH une demande de congé pour formation syndicale CGT, la direction ne peut donc pas prétendre ignorer cette adhésion au moment de l’entretien.
