Cinquante salarié.es et déjà près de 20 organisations syndicales et politiques apportent leur soutien à notre collègue visée par une procédure de licenciement injustifiée

RDV en  assemblée générale ce mardi 29 avril à 12h30 et rassemblement de soutien ce mercredi 30 avril à 12h45 devant l’entrée visiteurs

Afin de soutenir notre collègue menacée de licenciement, la CGT Magellium Artal a publié un communiqué de soutien que nous proposons à la signature auprès de syndicats, d’organisations politiques et d’associations. 

Retrouvez la liste complète des signataires dans cet article : Communiqué de soutien et appel à rassemblement mercredi 30/04 à 12h45 – Pour l’arrêt immédiat de la répression syndicale chez Magellium-Artal

Un entretien préalable qui a commencé sous les applaudissements des salarié.es

L’entretien préalable au licenciement de notre collègue a eu lieu jeudi 24 avril à 16h. Elle était accompagnée de la déléguée syndicale CGT et se retrouvait face au directeur des ressources humaines et au directeur de l’unité SAM. Et c’est sous les applaudissements que notre collègue s’est rendue à ce rendez-vous !

En effet, lors de l’assemblée générale du jeudi midi 51 salarié.es avaient voté en faveur d’une motion de soutien à notre collègue et d’une action de clapping au moment du rendez-vous. La force de ce soutien entre salarié.es lui a permis de se sentir en confiance. Merci aux salarié.es qui ont participé !

Un licenciement pour insuffisance professionnelle qui ne repose sur aucun élément probant 

Lors de cet entretien, la direction a annoncé le motif sur lequel elle souhaite fonder la procédure : un licenciement pour insuffisance professionnelle, en lien avec un supposé « manque de productivité » qui ne repose sur rien. Elle a cité des dépassements de chiffrages sur deux projets : l’un sur lequel notre collègue travaille depuis deux ans, avec de bons retours du client et des chef.fes de projet ; l’autre sur lequel elle n’est intervenue que brièvement, dans un contexte difficile, pendant lequel on ne lui a jamais exprimé de griefs avant son retrait du projet et le lancement de la procédure de licenciement.

Autant dire que ces reproches pourraient s’appliquer à n’importe quel.le salarié.e, tant ils relèvent de dysfonctionnements structurels bien connus dans l’entreprise. À noter que les deux seuls entretiens annuels de cette collègue sont positifs, le dernier datant de mi-février 2025 soit  à peine deux mois avant sa convocation à un entretien préalable au licenciement.

Utilisation par la direction du témoignage de notre collègue dans une enquête pour des faits de harcèlement moral présumé au sein de la BU SIG

Fait révélateur et lourd de sens : lors de l’entretien, le directeur des ressources humaines a montré une copie du témoignage de notre collègue, recueilli dans le cadre de l’enquête interne sur des faits de harcèlement moral présumés par le directeur de l’unité SIG. Ce témoignage confidentiel, censé servir à faire la lumière sur des agissements graves, a été détourné pour alimenter la procédure de licenciement engagée contre elle. Utiliser la parole d’une victime pour la punir d’avoir osé parler est une preuve supplémentaire des méthodes utilisées par la direction contre les salarié.es.

Non, une convocation à un entretien préalable au licenciement n’est pas un « cadre de discussion »

Lors de l’entretien, la direction a tenté de changer de ton en évoquant un simple « cadre de discussion » autour de la productivité. Oui, vous avez bien lu : on convoque une salariée à un entretien préalable au licenciement, et une fois sur place, on explique que c’est en fait juste pour discuter. En réalité, le responsable de notre collègue n’a jamais cherché à engager une discussion préalable, ni à aborder les problèmes prétendus de manière constructive.  

Cette tentative de maquillage est aussi médiocre qu’inquiétante : elle montre à quel point la direction est prête à jouer avec les règles – et avec les nerfs des salarié.es – pour faire pression. On ne s’y trompe pas : cette convocation n’était pas une discussion informelle, c’était une intimidation.

Non à la répression, non au licenciement !

La direction ne peut légalement se prononcer qu’à partir de ce lundi 28/04 matin, et dispose ensuite d’un mois pour notifier sa décision. Autrement dit, notre collègue reste sous pression pendant toute cette période. Nous refusons de rester dans l’attente angoissante d’une décision : nous exigeons que la procédure de licenciement soit abandonnée immédiatement.

Nous l’avons dit lors de l’AG précédente, et nous le réaffirmons aujourd’hui : la direction cherche à installer un précédent dangereux en voulant licencier notre collègue sans justification claire. Cette manœuvre n’est pas anodine. Elle cible une ancienne membre de SIG Toulouse, où la parole collective s’est levée, et une militante syndiquée à la CGT. Ce n’est donc pas simplement un licenciement, c’est une répression syndicale délibérée, visant à faire taire les voix critiques. Nous devons empêcher cette dérive.

Rendez-vous en AG mardi 29 avril pour discuter de la suite

Face aux attaques, face à la répression, nous devons répondre par l’unité et la mobilisation. C’est ensemble que nous obtiendrons le retrait complet de cette procédure et que nous ferons respecter notre droit à des conditions de travail dignes.

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