📢 NAO 2026 : Assemblée Générale des salarié.es jeudi 26 février – Soyons nombreux !

Le sens de notre travail et la transparence : des préoccupations centrales

Lors de la première AG, ayant réuni près de 50 salarié.es, une question forte a émergé : celle du sens et de la finalité de notre travail.

Ces préoccupations s’inscrivent dans un contexte précis :

  • le rachat de l’entreprise en 2025 par le fonds orientĂ© sĂ©curitĂ©-dĂ©fense WCP alors que la France et l’Europe connaissent un investissement massif dans la militarisation au dĂ©triment du service public ;
  • le refus de la direction de partager avec le CSE les conclusions de l’audit stratĂ©gique menĂ© par le cabinet Archery ;
  • l’annonce, le 15/01, de la prise de poste d’un nouveau PDG en mai 2026, celui-ci Ă©voquant d’ores et dĂ©jĂ  des changements « profonds et structurants » après son arrivĂ©e.

Il est légitime que nous voulions savoir ce que nous produisons, comment, pour qui et pour quoi. Dans d’autres entreprises du secteur comme Capgemini ou Thalès, des ingénieur.es ont découvert que leur travail contribuait à des politiques qu’ils réprouvaient, comme la collaboration avec l’ICE aux États-Unis.

Il est donc essentiel que les salariĂ©.es soient informĂ©s des finalitĂ©s des projets auxquels ils contribuent, puissent en dĂ©battre collectivement et ne pas ĂŞtre mis devant le fait accompli lorsque leur travail soulève des questions Ă©thiques. La possibilitĂ© de refuser certains projets, par exemple via un droit de retrait ou une clause de conscience, relève d’un droit individuel et d’un enjeu collectif sur le sens et l’utilitĂ© sociale de notre travail.

Les NAO : oĂą en est-on ?

Les commissions mises en place suite à l’AG (Salaires ; Conditions de travail & formation ; Sens au travail) ont commencé à travailler pour transformer ces préoccupations en revendications concrètes. Elles présenteront l’avancement de leurs travaux lors de la prochaine Assemblée Générale. Ces commissions sont ouvertes à toutes et tous : n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez participer !

Après une première réunion de NAO le 28/01, lors de laquelle nous avons présenté les thèmes issus de l’AG et demandé les informations nécessaires à la négociation, la prochaine réunion aura lieu ce lundi 23/02, avant l’AG du 26/02. Nous y attendons notamment des réponses sur la rétroactivité des augmentations au 1er janvier 2026 et sur le montant de l’enveloppe envisagée.

La direction s’organise librement, pourquoi pas les salarié.es ?

Le 13/01, près de 50 salarié.es réunis en Assemblée Générale ont voté à l’unanimité la levée de la limitation des AG à une par mois. Le 17/02, la direction a refusé, en se retranchant derrière un article de loi, alors que celui-ci fixe un minimum, pas un plafond. Rien n’interdit d’aller au-delà.

La raison de cette restriction est politique et avait été assumée par la direction en mai 2025, en plein mouvement de solidarité pour notre collègue licenciée. La direction affirmait alors que les AG ne « participaient pas à améliorer le dialogue social ». Ce que la direction appelle « dialogue social », c’est un échange cadré par elle. Or, ce que permettent les Assemblées Générales, c’est un espace autonome où les salarié.es se rencontrent, discutent et décident ensemble, sans présidence ni contrôle de la direction. La direction, elle, peut se réunir et s’organiser librement pour définir ses positions et ses orientations, en particulier dans les NAO.

Au moment où se négocient nos salaires et s’annoncent des changements majeurs, continuer à limiter nos Assemblées Générales revient à restreindre la capacité des salarié.es à s’organiser et décider collectivement.

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