À l’issue du 2nd tour des élections professionnelles à Magellium-Artal, et après 4 ans d’existence dans l’entreprise, la CGT a obtenu 67% des votes avec une participation de 189 votants sur 281 salariés. Ce résultat se traduit par 15/22 sièges au CSE (7 titulaires IC, 7 suppléant-es IC, 1 suppléante ETAM). Lors du premier tour, à l’issue duquel le quorum n’avait pas été atteint à une poignée de voix près, nous avions déjà obtenu 100% de représentativité syndicale.
Merci à tou-tes les salarié-es qui ont soutenu la liste de la CGT pour un CSE transparent, ouvert, indépendant et qui fait vivre les ASC !
Ces résultats témoignent d’un choix des salarié-es : celui de l’organisation collective, construite depuis 4 ans maintenant à travers les assemblées générales de salarié-es, ouvertes à tou-tes, qui ont permis de mettre sur la table de nombreux sujets au fil du temps : transparence sur les comptes et les salaires, revendications pour les NAO (congé menstruel, congé enfant malade etc.), soutien à la Palestine, soutien à des salarié-es menacé-es de sanction, poussé-es à la rupture conventionnelle ou licencié-e.
La CGT obtient donc la majorité des sièges au CSE, et avait manqué de peu de remporter les élections au 1er tour, malgré des dysfonctionnements d’organisation et l’appel au boycott de REV.
En choisissant de ne pas présenter de liste au premier tour, REV et la CFDT ont renoncé à assumer une responsabilité syndicale fondamentale : celle de porter la voix des salarié.es dans les accords d’entreprise. Ce choix, qui a conduit à la perte automatique de leur représentativité, les place désormais hors du champ des négociations.
Ce deuxième tour a également été marqué par une forte participation au vote des membres de la direction élargie n’ayant pas voté au premier tour. Lors de la réunion de présentation des listes, le débat s’était cristallisé sur la question du conflit d’intérêt entre une position de direction et/ou d’actionnaire, et une position d’élu au CSE. Leur participation accrue illustre l’importance de cette question. On peut y voir un signal politique clair : lorsque ceux qui participent déjà aux décisions stratégiques de l’entreprise se mobilisent pour peser sur le résultat, ce n’est évidemment pas pour faire entendre leur voix de salariés comme les autres. Leur implication montre surtout que l’existence d’une liste indépendante de la direction, guidée par les intérêts des salarié.es, représente un contre-pouvoir réel.
Enfin, la période électorale se doit d’être analysée dans le contexte actuel : le rachat récent de Magellium-Artal par un fonds orienté sécurité et défense, un contexte économique et politique complexe et une militarisation croissante en France et en Europe. Alors qu’un audit est en cours suite au rachat, des réorganisations ne sont pas à exclure en 2026.
C’est pourquoi nous devons continuer à nous organiser entre salarié-es, y compris dans ce nouveau CSE, pour faire entendre notre voix et nos intérêts.
📢 Une assemblée générale sera organisée début janvier en ce sens, d’ici là n’hésitez pas à contacter vos élu-es CSE. |
