📢 Assemblée Générale des salarié·es jeudi 2 avril : finalisons nos revendications !

Lors de l’Assemblée Générale du 17 mars, les salarié·es ont voté la tenue d’une nouvelle AG le jeudi 2 avril afin de finaliser collectivement nos revendications dans le cadre des NAO 2026. Soyons nombreux.ses !

Un retard inédit dans les NAO : toujours aucune annonce de la direction

Nous arrivons aujourd’hui en avril, et la direction n’a toujours rien proposé. Lors de la dernière réunion NAO du 23 mars, malgré nos demandes, aucune enveloppe d’augmentation n’a été annoncée. L’année dernière, celle-ci était connue dès le 15 janvier.

Ce retard s’inscrit dans une période où les nouveaux actionnaires réfléchissent à la manière de remodeler l’entreprise pour répondre à leurs objectifs de rentabilité, avec l’arrivée prochaine d’une nouvelle équipe de direction. Dans ce contexte, leurs priorités ne sont pas les nôtres.

Pendant que la direction et les actionnaires s’organisent pour défendre leurs intérêts, nous continuons à faire tourner l’entreprise au quotidien : nous ne sommes pas en pause et l’inflation non plus. Nous avons donc tout intérêt à réaffirmer clairement nos priorités.

Une revendication centrale : 8,5 % d’augmentation des salaires

Lors de la dernière AG, une revendication centrale a été adoptée à l’unanimité : une augmentation de 8,5 %, composée de 6 % d’augmentation générale pour compenser l’inflation des quatre dernières années, avec une répartition favorisant les bas salaires, et de 2,5 % d’augmentations individuelles permettant de véritables progressions salariales.

Cette revendication part d’un constat simple : nos salaires réels diminuent. Un salarié à 37k€ brut annuel en 2022 est aujourd’hui en moyenne autour de 40k€, alors qu’il devrait être à environ 43k€ pour simplement maintenir son niveau de vie. Année après année, nous gagnons en expérience et en compétences, mais notre pouvoir d’achat recule.

Cette revendication a été chiffrée : elle représente une enveloppe d’augmentation d’environ 1,6 M€, à comparer aux 4 M€ de bénéfices nets en moyenne chaque année depuis 4 ans, et aux 400 k€ d’enveloppe moyenne d’augmentation appliqués jusqu’ici par la direction.

Des années de modération salariale… au service de qui ?

Depuis des années, la direction appelle à la modération salariale et redirige près de 90 % des bénéfices vers la trésorerie de l’entreprise, au nom de la “prudence” et de la nécessité de se préparer à d’éventuels coups durs.

Quatre ans plus tard, cette “prudence” se traduit concrètement : suite au rachat, 10 millions d’euros ont été prélevés sur les ressources de l’entreprise en 2025. Les fonds propres de Magellium-Artal sont ainsi passés de 23 à 13 millions d’euros.

Depuis deux mois, nous demandons des explications sur l’utilisation de cet argent. À ce jour, aucune réponse ne nous a été apportée, si ce n’est que ces sommes auraient servi aux opérations économiques liées au rachat par le fonds WCP, dont la direction refuse toujours de communiquer le montant.

 

Face à cette opacité, qui pose directement la question de la répartition de la valeur produite par notre travail, la direction choisit le silence.

Dans le même temps, la direction a affirmé lors de la dernière réunion de NAO que ce n’était pas à elle de compenser l’inflation. On comprend donc bien que les “coups durs” subis par les salarié·es sont laissés à leur charge : l’inflation qui fait reculer notre niveau de vie, comme des situations concrètes telles que celle de notre collègue Kamel, travailleur étranger privé de salaire pour une situation dont il n’est pas responsable. La direction a refusé de le rémunérer, après avoir suspendu son contrat, au motif qu’il ne travaillait pas.

Face aux incertitudes : défendre le sens de notre travail

Au-delà de la question des salaires, cette opacité concerne aussi les orientations de l’entreprise.

Le rachat de l’entreprise par le fonds orienté sécurité-défense WCP, et le report de la consultation sur les orientations stratégiques entretiennent un flou sur les évolutions à venir. Nous ne savons pas aujourd’hui sur quels projets nous serons amené·es à travailler demain.

Dans ce contexte, il est légitime de vouloir savoir sur quoi nous travaillons, pour qui et pour quoi.

Les discussions ouvertes ces dernières semaines ont fait émerger une préoccupation partagée : celle que des collègues ne soient pas mis devant le fait accompli si leur travail les amène à participer à des projets en contradiction avec leurs valeurs ou leur éthique.

La possibilité de refuser certains projets, sans pression ni sanction, relève à la fois d’un droit individuel et d’un enjeu collectif. Cette question du droit de retrait fait partie des pistes que nous continuerons à discuter en Assemblée Générale.

Le 2 avril : décidons collectivement de nos revendications

Plus que jamais, il est nécessaire de construire des revendications qui portent les intérêts des salarié·es.

L’Assemblée Générale du jeudi 2 avril sera un moment clé pour s’informer, partager les éléments dont nous disposons et finaliser nos revendications, notamment sur les thèmes en discussion dans ces NAO : sens au travail, conditions de travail et situation des travailleurs étrangers.

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CE JEUDI !

 

ℹ️  Pour celles et ceux qui souhaiteraient en discuter en amont, une permanence est organisée ce mardi 31/03 de 12h à 14h en salle syndicale, pour échanger, répondre aux questions et partager les informations issues de la délégation CGT aux NAO. ℹ️ 
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