📢 Assemblée Générale des salarié.e.s jeudi 1er octobre

En cette rentrĂ©e de septembre, le CSE sollicite une consultation sur la politique sociale de l’entreprise, qui doit notamment permettre de faire le point sur l’emploi, les conditions de travail, la formation et l’Ă©volution des mĂ©tiers. 

Nous pensons que cette consultation doit être l’occasion de lancer une réflexion à l’échelle de l’entreprise sur nos conditions de travail. 

En effet, la rĂ©organisation de juin a montrĂ© l’absence de solution durable et de vĂ©ritable prise en compte des risques psychosociaux (RPS) par l’entreprise. MalgrĂ© une enquĂŞte ayant rĂ©vĂ©lĂ© de graves RPS et contre l’avis du CSE et des salariĂ©s concernĂ©s, les salariĂ©s SIG ont Ă©tĂ© replacĂ©s sous la direction du manager dont ils avaient dĂ©noncĂ© le management brutal.

Les alertes ne se limitent pas Ă  SIG. Nous sommes rĂ©gulièrement sollicitĂ©s par des collègues confrontĂ©s Ă  des situations de surcharge ou de souffrance au travail. DĂ©but septembre, un responsable d’unitĂ© reconnaissait lui-mĂŞme, dans un message adressĂ© Ă  son unitĂ©, les « grosses difficultĂ©s » et les « souffrances personnelles » rencontrĂ©es sur un projet.

À notre connaissance, aucun état des lieux global des risques psychosociaux n’a jamais été réalisé à l’échelle de l’entreprise. Or, prévenir ces risques suppose d’abord de disposer d’une analyse complète et objective de la situation. Cet état des lieux est d’autant plus nécessaire que des transformations importantes de l’entreprise s’annoncent : il doit permettre d’identifier les facteurs de risque, mais aussi de dépasser le traitement au cas par cas des situations de souffrance au travail.

C’est dans cet objectif que la CGT a proposé au CSE de recourir à un cabinet d’expertise extérieur afin d’obtenir plus d’information et d’être accompagné dans l’analyse de la situation sociale de l’entreprise.

Cette expertise doit aussi ĂŞtre l’occasion de partager nos expĂ©riences, de rĂ©flĂ©chir collectivement Ă  nos conditions de travail et Ă  ce que nous souhaitons pour l’avenir. Les premiers experts de nos conditions de travail, c’est nous mĂŞme :  nous vous proposons de commencer cette discussion lors d’une AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale le 1er octobre.

Des transformations profondes de notre travail

Le contexte dans lequel nous travaillons est en train de changer profondément. Alors que le budget austéritaire annoncé pour 2027 prévoit de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, le secteur spatial est directement touché par la baisse des budgets civils, notamment celui du CNES. Dans le même temps, les financements consacrés au spatial militaire augmentent. 

Ces choix posent directement la question de la finalité de notre travail. Dans un monde où canicules, méga-feux et événements climatiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents, nos compétences et les technologies spatiales peuvent être essentielles pour comprendre le changement climatique et y faire face. Pourtant, les choix budgétaires actuels poussent dans une autre direction.

Nous devons pouvoir peser collectivement sur l’utilisation qui est faite de nos compĂ©tences et, a minima, pouvoir refuser de travailler sur un projet contraire Ă  nos convictions. C’est le sens du droit de retrait pour raisons Ă©thiques, votĂ© en AG Ă  Magellium et que nous avons portĂ© au sommet des travailleurs et travailleuses du spatial Ă  Paris les 8 et 9 septembre.

Ă€ ces choix politiques s’ajoutent des transformations profondes de nos mĂ©tiers. Le dĂ©veloppement de l’IA agentique, dĂ©jĂ  engagĂ© dans certaines entreprises du secteur et qui devrait arriver Ă  Magellium, en est un exemple majeur.

Faire peser nos voix sur ces transformations

Face Ă  ces bouleversements, nous ne sommes pas condamnĂ©s Ă  subir les dĂ©cisions qui nous sont imposĂ©es. Nous avons vu avec SIG ce que deviennent les alertes des salariĂ©s et du CSE lorsqu’elles se heurtent aux choix de la direction, les mobilisations rĂ©centes dans le secteur montrent qu’il est possible pour les travailleurs de relever la tĂŞte.

Chez Airbus, alors que son PDG Guillaume Faury appelait en juin les salariĂ©s Ă  « faire plus en moins de temps » et Ă  « travailler sans relâche » au nom notamment des « exigences de la guerre moderne », les salariĂ©s se sont mobilisĂ©s en France sur les salaires et le tĂ©lĂ©travail. En Espagne, des milliers d’ingĂ©nieurs et ouvriers ont menĂ© une grève massive et illimitĂ©e, jusqu’Ă  pousser le gouvernement Ă  intervenir aux cĂ´tĂ©s de la direction pour tenter d’y mettre fin. Par leur mobilisation, ils ont montrĂ© la force que peuvent reprĂ©senter les travailleurs lorsqu’ils s’organisent collectivement.

À Magellium-Artal aussi, c’est en continuant à nous réunir, à discuter de nos conditions de travail et à construire ensemble nos revendications que nous pourrons peser sur les transformations en cours. C’est pour cela que nous vous invitons à la prochaine assemblée générale.

Rendez-vous en Assemblée Générale le 1er octobre.

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