📢 Après le 10 et le 18 septembre, la mobilisation continue : construisons nos revendications collectives en Assemblée Générale ce mardi 30/09 !

Une rentrée sociale massive face à un pouvoir qui ne lâche rien

Le 18 septembre a marqué une mobilisation massive : près d’un million de personnes dans les rues, et des grèves importantes dans les transports, l’énergie, l’éducation. Depuis 2010, c’est la rentrée sociale la plus marquante, avec une dynamique comparable à celle du mouvement contre la réforme des retraites en 2023.

Cette date a révélé deux choses : d’un côté, une colère sociale, qui déjà s’était exprimée le 10, face aux politiques d’austérité et aux institutions anti-démocratiques ; de l’autre, la capacité des directions syndicales à mobiliser largement quand elles appellent.

Mais rien n’est acquis. Bien que le mouvement du 10 ait déjà fait tomber Bayrou, son successeur Lecornu, malgré son isolement et près de 3 semaines sans gouvernement, a été clair : pas question de revenir sur la réforme des retraites, pas question de taxer les plus riches. Autrement dit, pas question de toucher aux intérêts du patronat. Le pouvoir ne lâchera rien sans un rapport de force massif et cherche à imposer jusqu’au bout ses politiques d’austérité, ses cadeaux au patronat et son saut militariste.

Pourquoi discuter de nos revendications ?

On l’a vu en 2023 avec la réforme des retraites : être des millions dans la rue ne suffit pas. Tant que la colère reste enfermée dans des journées isolées décidées par en haut, le pouvoir s’appuie sur les mécanismes anti-démocratiques des institutions et sur la répression pour imposer ses choix. Ce qu’il faut, c’est construire une mobilisation par en bas, démocratique, qui porte des revendications claires, capables de rassembler massivement et d’empêcher que notre mobilisation ne soit réduite à des compromis au rabais.

Dans ce sens, nous pensons qu’il ne faut pas laisser l’intersyndicale décider seule de la suite du mouvement et de nos revendications. Ces revendications doivent émerger de la base, à partir de nos conditions de vie et de travail.

C’est en ce sens qu’à la CGT Magellium-Artal, après avoir été en grève et en manifestation les 10 et 18 septembre avec une vingtaine de collègues, nous pensons qu’il est essentiel de discuter ensemble de la suite du mouvement et des revendications concrètes que nous voulons porter depuis notre entreprise. Nous avons une tradition d’assemblées générales qui nous permettent de construire collectivement nos positions, comme on l’a fait pendant les Négociations Annuelles Obligatoires. Mais nos revendications ne doivent pas se limiter à ce calendrier : comme lors du mouvement contre la réforme des retraites, il s’agit de relier nos revendications locales et les revendications nationales pour qu’elles se renforcent mutuellement.

Nous devons dĂ©cider de ce que nous voulons collectivement. Dans les manifestations du 10 et du 18 et dans les AG organisĂ©es dans plusieurs secteurs, des revendications Ă©mergent dĂ©jĂ . Mettre fin au projet d’austĂ©ritĂ©, pour que l’argent public serve Ă  alimenter la santĂ©, l’éducation, l’écologie, et pas les aides au patronat dont nous ne voyons jamais la couleur. Mais aussi abroger la rĂ©forme des retraites et toutes les lois anti-sociales mises en place ces dernières annĂ©es. Nous avons aussi le droit d’aspirer Ă  mieux : la retraite Ă  60 ans pour ne pas sacrifier notre santĂ© au travail, des augmentations de salaire pour aspirer Ă  une vie digne et ne pas supporter d’annĂ©e en annĂ©e le poids de l’inflation. Le gĂ©nocide en Palestine est Ă©galement une prĂ©occupation majeure pour beaucoup d’entre nous. Contrairement au discours dĂ©faitiste qui nous est proposĂ© rĂ©gulièrement, consistant Ă  dĂ©lĂ©guer toute action Ă  l’international Ă  des dirigeants qui n’ont pas intĂ©rĂŞt Ă  voir la situation s’amĂ©liorer, nous pouvons faire la dĂ©monstration concrète de notre solidaritĂ©. C’est le cas en Italie oĂą une immense journĂ©e de grève a paralysĂ© le port de GĂŞnes, des Ă©coles, et bloquĂ© les axes routiers pour empĂŞcher la livraison d’armes Ă  IsraĂ«l. Cette AG sera aussi l’occasion de discuter d’autres revendications que nous avons portĂ©es ces dernières annĂ©es dans l’entreprise comme les congĂ©s menstruels, les congĂ©s enfant malade, le bien-ĂŞtre au travail, autant de sujets que la situation actuelle remet Ă  l’ordre du jour.

Rendez-vous en Assemblée Générale 30 septembre

La prochaine date de mobilisation nationale est fixée au jeudi 2 octobre, à l’appel de l’intersyndicale. Nous appelons à nous en saisir, à faire grève et à manifester ce jour-là.

D’ici là, il faut discuter collectivement des revendications que nous voulons porter. C’est pour cela que nous appelons à une Assemblée Générale des salarié·es mardi 30 septembre à 12h30 dans le local syndical (la capacité d’accueil de la salle ne permettant pas d’y déjeuner pendant l’AG, nous vous invitons à prendre vos dispositions). La dernière AG, tenue à l’extérieur, avait rassemblé une trentaine de collègues. Nous voulons continuer à créer cet espace de discussion et d’organisation, malgré la décision unilatérale de la direction d’aller contre l’usage établi depuis plus de 3 ans en limitant les AG à une seule par mois, une restriction imposée du jour au lendemain. Cette attaque contre l’un des rares espaces démocratiques dans l’entreprise ne doit pas nous empêcher de nous organiser.

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