📢 Face Ă  l’opĂ©ration de communication de la direction nous rĂ©pondons par la transparence

Un mail pour « rĂ©tablir les faits »… ou tenter d’Ă©teindre la solidaritĂ© ?

Le directeur des ressources humaines a envoyé mardi 13/05 un mail à toute l’entreprise pour tenter de justifier le licenciement de notre collègue alors que la pétition organisée en son soutien a atteint plus de 120 signatures. Il prétend vouloir « rétablir les faits », mais son message révèle surtout de nombreuses contradictions et une tentative publique de décrédibiliser une salariée qu’ils viennent de licencier.

L’apprĂ©ciation de la lĂ©galitĂ© de la procĂ©dure de licenciement n’appartient pas plus Ă  la direction qui est Ă  l’origine de la procĂ©dure qu’Ă  qui que ce soit d’autre. Le DRH a le droit d’estimer, non sans mauvaise foi, que le licenciement est justifiĂ© et rĂ©gulier. Cette nouvelle communication de la direction nous oblige cependant Ă  rĂ©exprimer que les motifs invoquĂ©s pour justifier le licenciement nous apparaissent infondĂ©s et reprĂ©sentent un prĂ©cĂ©dent dangereux pour chacun d’entre nous.

Une réécriture des entretiens annuels et un signal inquiétant 

Nous rĂ©affirmons que les entretiens annuels de notre collègue Ă©taient positifs : les Ă©lĂ©ments portant sur l’efficacitĂ© personnelle Ă©taient soit “adaptĂ©s” soit “à amĂ©liorer” (aucun “passable”). Quant aux objectifs annuels ils Ă©taient tous atteints pour l’annĂ©e 2023 (EA 2024) et un sur deux l’Ă©tait pour 2024 (EA 2025). Lors de ces entretiens, notre collègue a exprimĂ©, dans un cadre qui devrait pourtant ĂŞtre de confiance avec sa hiĂ©rarchie, sa volontĂ© de progresser. Cette remarque normale, effectuĂ©e de bonne foi, devient dans le mail du DRH un aveu de manque de productivitĂ©. Si mĂŞme ce type de formulation devient un motif de licenciement, alors cela confirme que tout salariĂ© peut ĂŞtre concernĂ©, et que tout ce qu’on dira, y compris dans des Ă©changes censĂ©s ĂŞtre honnĂŞtes et constructifs, pourra ĂŞtre retenu contre nous. 

Ce que la direction ne veut ni dire ni voir

Ă€ aucun moment dans son mail, le DRH ne mentionne que notre collègue faisait partie des 16 salariĂ©.es ayant tĂ©moignĂ© en 2024 dans une alerte collective sur le harcèlement moral et les risques psychosociaux. Ce tĂ©moignage a pourtant Ă©tĂ© utilisĂ© contre elle Ă  l’entretien prĂ©alable et retracĂ© dans le compte-rendu de l’entretien envoyĂ© Ă  la direction le lendemain et restĂ© sans rĂ©ponse. S’il ne le reprend pas dans la lettre de licenciement, 10 jours plus tard, c’est peut-ĂŞtre parce qu’il sait lui-mĂŞme Ă  quel point c’est indĂ©fendable : licencier une salariĂ©e en se servant de sa propre parole de victime, ça ne passe pas.

Il prétend ignorer qu’elle est syndiquée. Certes, la direction n’a pas accès à une liste nominative des salarié·es syndiqué·es. Mais il est évident que lorsqu’une salariée s’implique activement dans les actions d’un syndicat, elle est connue, de fait, comme syndiquée par la direction. Or, notre collègue avait demandé une formation CGT et distribuait régulièrement des tracts, y compris devant son chef d’unité.

Un message d’intimidation politique.

Ce mail ne vise pas seulement Ă  « rĂ©tablir les faits », il cherche Ă  casser un soutien collectif. Il s’inscrit dans la continuitĂ© des tentatives successives de dĂ©faire ou dĂ©crĂ©dibiliser notre organisation collective : tentative de censure d’un tract, interdiction d’AG, insultes envers les signataires de la première pĂ©tition (qualifiĂ©s d’« abrutis » mi-2023 en plĂ©nière) qui avaient fait l’objet de plusieurs signalements de salariĂ©s Ă  l’inspection du travail. 

Face Ă  ce type d’attaque publique, la direction a toujours refusĂ© notre droit de rĂ©ponse via la mailing liste d’entreprise. MalgrĂ© tout nous avons, ce jeudi 15 mai, Ă  nouveau sollicitĂ© un droit de rĂ©ponse auquel nous espĂ©rons une rĂ©ponse favorable. Cette asymĂ©trie dans les moyens de communication est parlante : lorsque le DRH veut envoyer un email rempli de contre-vĂ©ritĂ©s qui humilie un peu plus encore notre collègue, il peut contacter de manière unilatĂ©rale toute l’entreprise. Lorsque par l’intermĂ©diaire de la CGT et des AG, notre collègue veut se dĂ©fendre, elle ne peut le faire qu’à travers des outils de communication moins massifs et qui supposent l’assentiment des salariĂ©s : newsletter de la CGT, distribution de tracts.

📂Un dossier sourcé consultable sur demande et lors de permanences à Toulouse et à Paris

Pour que chacun puisse se faire un avis en toute transparence, nous avons constitué, avec l’accord de la salariée concernée, un dossier consultable dans la salle syndicale. Il contient les éléments et pièces justificatives essentiels pour comprendre la situation. Parce que nous croyons à l’intelligence collective, à la vérité partagée, pas à la parole descendante.

Nous organiserons des permanences de consultation du dossier :

  • Ă€ Toulouse, du lundi 19/05 au jeudi 22/05, inclus, de 12h Ă  14h en salle syndicale (près de la salle multi-activitĂ©)
  • Ă€ Paris, du mercredi 21/05 au jeudi 22/05, de 12h Ă  14h  – la salle sera communiquĂ©e ultĂ©rieurement

Notre collègue concernée par le licenciement pourra, au besoin, se connecter en visio pour répondre aux éventuelles questions.

👉N’hésitez pas à venir consulter le dossier et/ou discuter de la situation avec nous !

 

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